4) DÉVELOPPER LES TÉLÉ-ACTIVITÉS POUR MAINTENIR LA VIE DANS LES TERRITOIRES RURAUX

Le télétravail, la télééducation, la télémédecine et les téléservices pourraient être une chance pour l’avenir des campagnes, pour réduire les déplacements et combattre l’isolement, l’enclavement et la désertification des territoires ruraux.

La France a besoin d’audace en la matière. L’offre de télémédecine à usage des particuliers végète par l’émiettement des pratiques, l’hétérogénéité des solutions logicielles et la dispersion des bases de données. Le travail en réseau et les télé-activités éducatives sont, comparées aux pratiques d’autres pays comme le Canada, insuffisamment mobilisées pour éviter la fermeture des écoles de village. Le télétravail ne progresse depuis 20 ans que lentement dans l’hexagone.

Au préalable, les télé-activités exigent des connectivités physiques au numérique (fixe et mobile) performantes. Les télé activités sont à voir comme des trafics rentabilisant les infrastructures d’accès. L’innovation de nouveaux services adaptés aux spécificités des besoins et activités des zones rurales passe par de l’expérimentations de terrain (selon le concept européen de FOT, Field Operational Test).

Mais attention aux pseudos solutions. La dématérialisation des services publics et administratifs se substituant aux fermetures des bureaux et agences locales en zones rurales est une ineptie dès lors que ces territoires sont en jachère numérique.